LA PETITE CHOSE QUI FAIT QU’ON CONTINUE

On l’a dit et redit: la capacité de maintenir une activité unique sur un certain laps de temps est en voie de disparition. Mes bonnes performances au multitâche, 21e siècle oblige, ne font pas ma fierté. Je suis beaucoup plus intéressée à maintenir ma capacité à creuser les choses, à me concentrer, à prendre le temps. Mes sessions de jogging, en me procurant un temps d’isolement et une meilleure forme physique, contribuent à améliorer mes performances intellectuelles. Je vous entends déjà: bon, une autre maniaque «rotule-espadrille» !

Hé non ! Je n’ai pas de bagage génétique intéressant côté morphologie, pas de prédisposition naturelle à l’endurance, pas de mollets moins lourds comme les Africains. Ce n’est que ma volonté de ne pas grossir à la cinquantaine qui m’a poussée à courir et à ne pas lâcher. Et oui, l’esthétique occupe une place importante dans mon décor, mon choix d’objets, mon bureau, mon milieu de vie, mon apparence. C’est comme ça… je ne me vois pas avec plein de kilos en trop, ce ne serait pas moi !

L’hiver, dehors, je déteste ! Le sport d’équipe, non merci ! Le yoga, boring… J’ai besoin d’une activité qui bouge vraiment et me permette d’accumuler des kilomètres au compteur, que je puisse faire à l’intérieur 5 mois par an, qui soit une extension de mon caractère solitaire ; mais attention, le plaisir doit être au rendez-vous ! C’est le premier facteur de maintien de l’activité à long terme, je crois. En effet, le commun des mortels ne réussira pas à se lever et à se donner un coup de pied au c… plusieurs fois par semaine si c’est pour souffrir. Alors, je respecte mon rythme, je parcours la distance que je me sens capable de couvrir sans trop grande difficulté (ceci signifie que je me demande de sortir un p’tit peu seulement de ma zone de confort), et ça fait des miracles !

Toujours le goût d’y aller, toujours la fierté de réussir à maintenir l’entraînement 4 fois semaine même après des années, et toujours les bénéfices marginaux : ) comme l’intellect plus stimulé. Est-ce que courir m’énergise comme on le dit souvent ? Non, pas du tout, au travail quelques heures plus tard, je me sens parfois fatiguée. Je ne vois pas que ça me donne de l’énergie, mais je suis physiquement en forme. J’y pense aussi à deux fois avant de manger quelque chose; si j’ai fait l’effort de brûler de 300 à 400 calories, je n’ai pas envie de les reprendre en quelques minutes.

Puis, comme mon métabolisme naturellement très lent ralentit encore plus ces années-ci, je n’ai aucun autre choix que de diminuer significativement les portions et BOUGER !